Les superficies boisées de l’Afrique, occupant approximativement 650 millions ha, représentent 16.8% de la “forêt” globale et 21.8% de la superficie totale de l’Afrique.
Les principaux exportateurs des produits forestiers de l’Afrique Centrale et de l’Ouest sont la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne - il y a quelque temps que le Portugal vienne d’y s’ajouter.
Mais, à présent, la Chine importe des quantités plus grandes que ces pays, surtout des grumes nécessaires à la production de contre plaqué et placage.
Sur le plan international, le Japon et la Chine sont importateurs majeurs de bois tropical – la Chine importe des grumes, le Japon importe bois déjà usiné; ces 2 pays représentent 40% du commerce mondial avec bois tropical.
Récemment, les producteurs et les importateurs de l’industrie des sciages ont du s’adapter à un changement important du marché, causé surtout par le lieu d’origine du bois exploité (la baisse de la disponibilité du bois à cause de la sur-exploitation) et par l’influence de la demande des consommateurs, y-compris le rôle de plus en plus grand de la société civile.
Certains rapports suggèrent que l’industrie du bois présente une évolution croissante qui pourrait “exploser” et continuer sur une période plus longue. Cette évolution continue et stable surgit de l’influence des prix des sciages et contre plaqués qui restent à la même valeur, malgré les demandes massives de la part de la Chine, Inde et Japon.
La croissance économique et démographique sont les facteurs qui maintiennent constante cette demande et ils deviennent peu à peu les facteurs décisifs dans l’évolution du marché.
Le pouvoir du commerce
Le commerce a un rôle clé dans mise en scène d’une gestion forestière durable.
Les intérêts des pays européens en ce qui concerne la conservation ont soutenu la croissance des demandes des produits en bois et à la hausse de la pression envers les fournisseurs – surtout ceux des zones tropicales. Ils sont maintenant obligés de présenter la preuve d’une source légale et durable d’exploitation du bois.
Pour le “maintien” d’un secteur sur le marché de l’Europe, les fournisseurs de bois africains devront montrer leur soutien et appui en vue des vérifications et contrôles légaux internationaux, tout comme pour les certifications forestières.
Pendant que les pays africains réalisent seulement une petite partie des importations du bois de l’Union Européenne, les échanges commerciaux Afrique-Europe sont d’une importance majeure du point de vue de leur volume, tout comme leur valeur, de manière que l’Europe devienne un marché d’attraction pour les produits africains.
Le déroulement de ce commerce international se réalise avec l’aide et le soutien des actions des secteurs publiques et privés qui mettent à disposition la législation spécifique au domaine forestier, aux groupements des producteurs et acheteurs, à côté des initiatives internationales qui ont visé surtout les producteurs africains |